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Moi, mes cheveux etc.

Être chauve, c’est du boulot ?

Nicolas Berretti,

entrepreneur

Comment surmonter la perte de cheveux en adoptant le crane rasé ?

Nicolas est un entrepreneur. Mais c’est surtout un rassembleur. Et tous les chauves qui s’aiment, un peu, beaucoup, pas assez, peuvent le suivre. Nicolas a créé le Bold Club. Il a su trouver ce petit truc en plus, la confiance peut-être, qui allait fédérer ceux qui ont pas mal de cheveux en moins. Et qui ont décidé de tout raser, pour ne plus s’en cacher. Il nous raconte, comment il a apprivoisé lui-même, progressivement, cette mise à nu, et comment il a eu l’idée de créer cette communauté de crânes solidaires, avec des services, des conseils, des produits sur mesure, pour ré-enchanter le quotidien. Et même planter des arbres. Oui, être bold, c’est beaucoup d’idées, de l’élégance, et une fierté… qui s’entretient.

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Comment avez-vous vécu votre perte de cheveux ? 

J'avais une vingtaine d'années, et je l'ai vécu très mal. On se demande pourquoi, on se compare aux autres, on perd confiance en soi. Jusqu'au cap où, en rasant, ça ne devient plus un problème.

Quand avez-vous décidé d'assumer le crâne rasé ?

Ça a été assez progressif. Au fur et à mesure que les cheveux partaient, la tondeuse rasait plus court. Mais je me souviens clairement d'un été : j'étais avec mon meilleur pote qui perdait aussi ses cheveux, et on a décidé de donner ce coup de tondeuse, de près. On s'est dit: on le fait à deux. C'était la première fois que je me voyais rasé. On a pris une photo. Ma copine de l'époque avait trouvé ça très bien, alors on s'est dit: ok c'est le nouveau standard. 

En fait, on s'est motivés mutuellement, on s'est auto-rassurés. C’est vraiment là qu'on a posé les "racines" du Bold club, en disant : chauve, c'est mieux. Au début, c'était juste une promesse, une conviction. On était un peu dans une caricature virile, on se disait:  voilà, un mec c'est simple, c'est ça. Contrairement à tous les hommes qui, avec leurs mèches, passaient des heures dans la salle de bain.

C’est vraiment là qu’on a posé les « racines » du Bold club, en disant : chauve, c’est mieux.
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Cela a changé beaucoup de choses dans votre look, dans votre quotidien ?

Depuis, j'ai toujours une barbe. Parce que oui, ça ne pousse pas en haut, alors ça va pousser en bas. Au moins on a une maitrise et ça fait plus esthétique qu'être complètement glabre. 

Sinon, on se l'est tous plus ou moins dit, il y a une injonction à rester en forme, à faire du sport. Être chauve, ça peut être classe, seulement si on n'a pas de bide. Peut-être que c'est une pression que certains se mettent, mais c'est comme ça. On a un truc en moins, donc on essaie de garder de l'allure. 

Et puis, il y a une autre dimension: le rasage de tête, c'est une totale mise à nu. Les cheveux ça permet de se cacher, de se donner un style, ou d'être comme tout le monde, alors que le crâne chauve, ça vous sort du lot. Et ça, au début, ce n'est pas facile. On se sent seul, ou le vilain petit canard. Et pour assumer, accepter cette mise à nu, vous êtes obligé de développer des compétences sociales supplémentaires:  ça peut aller de l'humour, à la confiance en soi, au charisme. Cette vulnérabilité, il faut l'accepter, l'embrasser, et la transcender. 

Pourquoi avoir créé le Bold club ? 

Pour redonner confiance à des milliers d'hommes et de femmes qui perdent leurs cheveux. On veut les aider à franchir ce cap, leur dire que ce n'est pas grave. Au contraire, et on va rendre cela plus facile, et même désirable. Quelqu'un qui assume, ça lui va bien. C'est scandaleux que la société, dans son ensemble, fasse ressentir à ces gens là que c'est un problème.

Et puis, on veut que les chauves se sentent représentés. On va proposer des produits, éco-conçus, spécifiquement pour ses membres (comme cette crème matifiante), des privilèges (une carte Bold) et des services qui nous seraient dédiés. Avant, les marques ne considéraient absolument pas les chauves, si ce n'est comme un handicap, qu'il faut absolument corriger, à coups de chirurgie esthétiques ou de produits mauvais pour la santé.

La routine de Nicolas

Voici les gestes simples, au quotidien, pour prendre soin de son crâne lisse.

Le rasage de tête quasiment tous les jours avec une tondeuse sans sabot.Une fois qu'on est bold, on n'a plus du tout envie que les cheveux poussent !

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Le rasage de tête quasiment tous les jours avec une tondeuse sans sabot.
Une fois qu'on est bold, on n'a plus du tout envie que les cheveux poussent !

 Le matin, crème matifiante, qui hydrate, et empêche que ça brille.

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 Le matin, crème matifiante, qui hydrate, et empêche que ça brille.

Le soir : un élixir, une petite huile sèche naturelle.Quelques gouttes que je passe sur le crâne et le visage. C'est un soin de nuit.

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Le soir : un élixir, une petite huile sèche naturelle.
Quelques gouttes que je passe sur le crâne et le visage. C'est un soin de nuit.

Et chaque jour, il faut bien protéger son crâne du soleil, pour éviter les tâches. Il est fragile.

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Et chaque jour, il faut bien protéger son crâne du soleil, pour éviter les tâches. Il est fragile.

Et cette idée de forêt ? 

On voudrait aller encore plus loin, on voudrait planter des arbres avec les produits vendus. Avoir notre forêt. Comme ça ne pousse par sur la tête, on veut que ça pousse ailleurs, pour tenter d'avoir un impact positif sur le climat. C'est mon dada personnel, partagé au sein du Club, d'ailleurs. Et moi, ce que j'aime, c'est transformer une idée... en réalité.

 

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